Missio Net

Banniere
Vous êtes ici : Accueil > Spiritualité > Dieu est amour > la Miséricorde > De la miséricorde de Dieu

De la miséricorde de Dieu, - Oeuvres spirituelles (p.55-57), par Vénérable Louis de Blois

Publier sur facebook
Quand vous aurez fait un peu de progrès, peut-être que la fragilité humaine, provoquée par l'occasion vous fera commettre de nombreuses fautes d'orgueil, d'impatience, de colère, de paresse, de sensualité, de concupiscence charnelle, d'intempérance dans le boire et le manger, d'enjouement immodéré ou de sollicitude exagérée ; mais ces défauts ou d'autres ne doivent nullement vous décourager quand bien même vous ne pourriez vous en affranchir jusqu'à la mort. Humiliez-vous plutôt après la faute ; gémissez et déplorez votre négligence ; détestez du fond du coeur le moindre péché et, après avoir demandé amoureusement pardon au Dieu de toute miséricorde, dilatez votre âme dans la confiance qu'il vous a reçu en grâce. Et s'il vous arrivait de tomber dans de grands crimes (ce que Dieu ne permette pas), relevez-vous après chaque chute et ne désespérez jamais de votre salut. Revenez à votre très bon maître et il vous recevra à bras ouvert ; car il veut et peut pardonner à tout fidèle vraiment contrit et l'arracher au danger, quel qu'il soit de mort éternelle. Croyez fermement cette vérité. D'où il suit que la plus grande injure, le plus sensible outrage que l'homme puisse faire au Seigneur, c'est d'alléguer la multitude et la gravité de ses forfaits pour désespérer de la miséricorde ; elle surpasse infiniment tous les péchés réels ou possible du monde entier. Donc espérance inébranlable, malgré le nombre et l'énormité de vos fautes. Car Dieu qui est souverainement bon, miséricordieux, tendre et clément, ne veut ni la mort ni la damnation du pécheur ; mais il désire ardemment sa conversion et son bonheur éternel.
Soyez toujours vils et petits à vos propres yeux et méprisez-vous vous-même. N'estimez point vos bonnes oeuvres, mais reconnaissez qu'elles sont sans valeurs et imparfaites. Au premier mouvement d'orgueil, de vaines gloire, de complaisance personnelle, de désir des louanges ou des honneurs du monde, vite détestez ces vices abominables ; de cette façon, vous sentez mais vous ne consentez pas. Si la raison et la volonté luttent et résistent, si le coeur rejette sans réserve, ces tentations ne peuvent nuire. Car le péché dépend à ce point de la volonté, que, sans elle, il n'y a point de péché.
Que les mépris, les calomnies, l'inimitié des hommes ne vous troublent pas ; mais à l'exemple de Jésus Christ, étudiez-vous en toute tribulation à conserver votre âme dans la tranquillité, la douceur et la patience.

Vénérable Louis de Blois - Dans le même thême


Revenir à l'Index | Chercher