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Dominique de Guzman est né en 1170 au château de Caleruega près de Silos en Vieille-Castille, de Félix de Guzman et Jeanne d'Asa qui sera béatifiée par l'Église. Devenu de bonne heure chanoine d'Osma, Dominique accompagne son évêque Diego dans ses voyages. Il se rend à plusieurs reprises en Languedoc et constate les dégâts causés par l'hérésie cathare. À Rome, Diego et Dominique reçoivent l'ordre du pape d'assister les cisterciens qui tentent en vain de rechristianiser les albigeois.
À la mort de son évêque, Dominique prend la tête de la mission et, assuré du concours de quelques prêtres instruits, développe un œuvre de prédication et de pénitence. Ensemble, ils organisent des débats contradictoires avec les cathares qui durent parfois plusieurs jours, s'imposent une vie austère.
Le jeune ordre reçoit l'approbation de l'évêque de Toulouse, puis celle d'Innocent III que Dominique va trouver à Rome. En 1219, Dominique prêche le Carême à Toulouse, puis part à Paris afin d'installer un couvent de ses religieux rue Saint-Jacques, d'où leur surnom de « Jacobins ».
Dominique retourne en Italie et se fixe à Bologne. C'est là qu'il meurt le 6 août 1221. Le 3 juillet 1234, le pape Grégoire IX le canonise et fait lever son corps de terre afin de l'exposer à la vénération des fidèles. L'effort intellectuel que Dominique demandait à ses frères porte bientôt ses fruits. À sa mort, on dénombrait à peine 25 docteurs en théologie dans toute l'Europe ; cinquante ans après, l'ordre en comptait environ 700... Bien que n'ayant jamais été aussi populaire que saint François d'Assise, il était vénéré dans toute l'Italie, en Espagne et dans le sud de la France.
L’un des piliers sur lequel s’appuie Missio est la formation, quel meilleur guide que Saint Dominique, pour la recherche et la défense de la vérité.
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