Un rosaire pour le troisième millénaire, par Mgr. Jacques Perrier (évêque de Lourdes)
Combien de rosaires ont été égrenés à Lourdes depuis 1858 ? Combien d'autres l'ont été en union de pensée avec les pèlerins de Lourdes ? En quel endroit, mieux qu'à Lourdes, pourrait-on comprendre la dimension catholique du Rosaire ? Prière de tous les continents, prière de tous les âges, prière de toutes les conditions de vie. Ici, le malade prie avec celui qui pousse sa petite voiture ; le plus pieux avec celui qui l'est moins ; les visages pâles avec d'autres, plus colorés...
En tant qu'évêque comptable de ce sanctuaire pour le bien de toute l'Eglise, je me réjouis de tout ce qui est fait pour nourrir la pratique du chapelet, si fortement recommandée par les papes successifs, si pratiquée par les saints et aujourd'hui encore - aujourd'hui de nouveau - si populaire.
(...) Le passage à l'an 2000 pose des problèmes aux informaticiens, offre des possibilités aux fabricants de fêtes, invite aux bilans et perspectives. Mais qui se rappellera que, depuis deux mille ans, Dieu marche avec l'Eglise de son Fils, Jésus de Nazareth, né de la Vierge Marie ? Or, le sens de l'Incarnation est indissociable d'une juste dévotion envers Marie.
La contemplation des Mystères qui accompagne la récitation du chapelet oriente notre regard et notre amour vers la personne de Jésus. Au long des trois cycles du Rosaire, de l'Annonciation au Couronnement, nous voyons le Fils précéder sa Mère et l'attirer vers lui. Ainsi en est-il dans nos propres vies. Ainsi en sera-t-il pour le millénaire futur : le Christ ressuscité ne cessera de prévenir et d'accompagner les hommes qui de génération en génération, viendront au monde.
Mgr. Jacques Perrier (évêque de Lourdes) -
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