Je t'ai aimé tard, beauté si ancienne, beauté si nouvelle,
je t'ai aimée tard. Mais quoi ! ,
Tu étais où-dedans, moi au dehors de moi-même ;
et c'est au-dehors que je te cherchais ;
et je poursuivais de ma laideur la beauté de tes créatures.
Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi ;
retenu loin de toi par tout ce qui, sans toi, ne serait que néant
Tu m'appelles, et voilà que ton cri force la surdité de mon oreille;
ta splendeur rayonne, elle chasse mon aveuglement ; ton parfum, je le respire, et voilà que je soupire pour toi ;
je t'ai goûté, et me voilà dévoré de faim et de soif; tu m'as touché, et je brûle du désir de ta paix(X, XXVII, 38)
père Jean-Baptiste, CRMD
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