La mesure n'est jamais facile.
1586-87 : grande angoisse de Saint François de Sales : il lui semblait être rejeté de Dieu.
Il se pose la question de la Prédestination (Calvin, Luther)… mais garde une Foi très vive.
L'angoisse disparaît alors qu’il récite un "souvenez-vous" : cela a influencé toute sa vie !
L'important, c’est la dose d'Amour que l'on met à vivre intensément notre Foi chrétienne.
La bonté salésienne consiste par exemple à accepter les friandises alors qu'on voulait dire sa Messe comme Saint François de Sales : c'est-à-dire à se mettre à portée de l'âme de l'autre…
Pour lui, l'argument le plus profond est celui qui atteint une âme sans la blesser :
"il faut avoir l'esprit ferme et le cœur doux, car sans compter les esprits mous au cœur sec,
le monde n'est presque fait que d'esprits durs au cœur sec et de cœurs doux à l'esprit mou" Jacques Maritain.
La douceur n'exclut pas le courage et l'énergie.
- il nous faut nous accepter tels que nous sommes à la lumière de la réalité spirituelle, et savoir que les croix nous font grandir.
Il faut calmer notre impulsivité, être patient : apprendre la maîtrise de soi, apprendre à canaliser ses passions.
- ne pas être enthousiaste dans la réussite et désespéré dans l'échec : mais plutôt avoir de la constance… l'important est de marcher sous le regard de Dieu, avec simplicité et humilité.
Ne pas avoir peur de la vie, nous sommes rachetés par Jésus-Christ.
Mgr Boulanger (évêque de Sées) disait :
- Lorsqu’on est un peuplier, na pas vouloir être un chêne… car c'est tout aussi beau d'être un peuplier au bord de l'eau… le tout est de rester à sa place.
- le budget de la voyance en France est égal à 5 fois celui de l'Eglise catholique.
- il est bon de prier devant la crèche : car personne ne peut avoir peur d'un Dieu qui s'est fait si petit pour nous…
"Il est plus facile de se mépriser que de s'aimer avec humilité"
Tout comme les rois mages ont déposé leurs biens, pour prendre les mains nues de leur Sauveur, il nous faut nous déposséder pour vivre dans le Christ.
"Mon Père, je m'abandonne à Vous, faites de moi ce qu'Il Vous plaira…" Bx Charles de Foucault.
Il écrivit aussi dans sa dernière lettre : "on n'aimera jamais assez…"
Prière d'un vieux calvaire :
"Je suis la Lumière et vous ne me voyez pas.
Je suis la Route et vous ne me suivez pas.
Je suis la Vérité et vous ne me croyez pas.
Je suis la Vie et vous ne me cherchez pas.
Je suis votre berger et vous ne me suivez pas.
Je suis votre Dieu et vous ne priez pas.
Si vous vous perdez, au moins, ne m'en veuillez pas."