La souffrance
De la naissance à la mort, notre vie est remplie de souffrance et d’épreuves de toutes sortes.
Nous sommes donc amené à nous demander pourquoi devons subir celles-ci et comment les amoindrir si on le peut.
1) L’origine de la souffrance
Tout d’abord on se dit que si Dieu est Amour et qu’Il sait tout, pourquoi a-t-Il créé le monde ainsi ?
Nous, nous aurions créé un monde sans souffrance où l'harmonie règnerait !
Et bien il faut savoir que Dieu ne l’a pas créé ainsi mais qu’Il a créé un monde parfait (le paradis) où Adam et Ève ont vécu en harmonie avec les autres créatures. Tous les animaux venaient à l'homme librement et celui-ci pouvait prendre le temps de les examiner et de leur donner des noms. Il n'y avait aucune barrière entre eux, aucune crainte, aucune agression. Notre Dieu d'amour avait créé un paradis parfait pour l'humanité !
"Dieu vit tout ce qu'il avait fait; et voici, cela était très bon." (Genèse 1:31)
Plus loin dans le livre de la Genèse, nous apprenons comment le paradis s'est transformé en monde de souffrance. Parce que l'homme a choisi de désobéir à Dieu, il a brisé l'harmonie et toute la création s'en est ressentie, ( Ro.8:17-24)
Or on ne peut désobéir à Dieu en toute impunité, encore moins en sa présence, ainsi pour par Justice divine,
L'Eternel Dieu dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera
sur toi. Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras
point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu
mangeras de l'herbe des champs. C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es
poussière, et tu retourneras dans la poussière. (Genèse 3 :14 :19)
Voilà pour la raison de la présence de la souffrance dans un monde qui avait pourtant été créé parfait comme on est en droit de s'attendre d'un Dieu parfait.
Il nous faut savoir que la souffrance dans nos vie peut être de notre faute (alors elle est normal)
ou pas : le meilleur exemple d’innocent qui a souffert est le Christ.
"Jésus a appris, bien qu’Il fût Fils de Dieu, l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes" (Hé.5 :8)
rappelons nous aussi que Jésus Christ n’est pas venu sur terre en roi des rois comme nous l’aurions tous fait si nous étions Dieu, mais en toute humilité : naissant dans une simple crèche .pire que ça Dieu est allé jusqu’à souffrir physiquement et moralement pour nous sauver (Lui innocent à subit les foudre de Dieu pour nous coupable)
"L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert" (Alfred de Musset)
"La souffrance, c’est elle qui fait l’homme" ( Lamartine)
L'obéissance s'apprend donc à l'école de la souffrance. Quand c'est pénible et que ça fait mal, c'est alors qu'il peut vraiment évaluer le sérieux de son engagement à marcher dans les voies de Dieu.
Nous apprenons aussi à connaître ce que Dieu a ressenti quand Il a perdu l’homme quand il s’est détourné de Lui dans le jardin d’Eden et à ressentir ce qu’Il a vécu quand Il a perdu Jésus son Fils unique à cause du péché. Dieu a souffert quand Adam a péché, il est parti à sa recherche comme le berger vers sa brebis égarée.
Refuser de souffrir, c’est fermer son cœur à l’amour, c’est se priver de la communion avec Dieu qui souffre en son âme à cause du péché des hommes.
Nous pouvons comparer la souffrance a des escaliers : chaque marches nous demande un effort mais nous rapprochent de Dieu qui est en haut.
Et ne jamais oublier que « Ma grâce te suffit. » (2 Corinthiens 12:9)
2) comment les amoindrir : en les acceptant
« . . . Ces situations difficiles sont ajoutés à nos vies pour nous changer..
Arrête de prier qu'elles changent, prie plutôt qu'elles te changent. » (H. Markham)
il nous faut nous poser cette question :
Est-ce que je suis sans cesse préoccupé de ce qui peut réjouir le cœur de Dieu,
ou bien est-ce que je gémis sur moi-même et sur les pénibles circonstances où
je me trouve? Il n'y a aucune joie dans l'âme qui a oublié ce dont Dieu se réjouit.
Pour nous aider rappelons nous que Dieu souffre aussi :
La Bible nous révèle au moins 4 choses qui sont douloureuses pour la Trinité
1° Voir les gens refuser le salut Lu.19:41-44
2° Voir les hommes pécher Ep.4:30
3° Voir les hommes souffrir et mourir Jn.11:33-35
4° Voir les hommes ne pas avoir recours à Dieu pour s'en sortir Es.57:16
De plus souffrir permet de participer un peu et d’amoindrir les souffrances que le Christ à subit pendant la Passion ou subit à chaque fois que nous ou d’autres, péchons.
Cela peut aussi raccourcir le temps de purgatoire de proches qui sont mort.
Quelle plus belle preuve de l’amour de Dieu que de se priver pour Lui (de quelque chose ou d’un confort particulier par exemple).
De plus rappelons nous que c’est Dieu Lui même qui nous propose cette souffrance
pour nous attirer à Lui, allons nous donc lui refuser ce plaisir et aller contre sa volonté ?
J'AURAIS DE L'ESPOIR TOUT LE TEMPS DE MES SOUFFRANCES (Job 14:14)
Un court séjour sur la terre rendra le ciel plus céleste. Rien ne rend le repos si doux qu'un dur labeur; rien ne rend la sécurité si agréable que d'être exposé, combien plus, nous allons savourer notre lit à notre retour en France. Notre armure abîmée et nos corps blessés rendront plus illustre notre victoire en haut, quand nous serons accueillis, invités à venir vers les trônes de ceux qui ont vaincu le monde.
Nous n'aurions pas une pleine communion avec le Christ, si pour un temps nous n'avions séjourné en bas, car il a été baptisé d'un baptême de souffrances parmi les hommes, et nous devons être baptisés du même baptême, si nous voulons avoir part à son royaume. La communion avec le Christ est si honorable que la plus douloureuse affliction devrait être une joie car elle peut nous unir à Lui.
Une autre raison pour notre séjour ici, est pour le bien des autres. Nous ne voulons pas entrer au ciel tant que notre oeuvre n’est pas achevée, et il se peut que nous soyons encore appelés à rendre témoignage de la lumière aux âmes qui sont enténébrées dans le désert du péché. Notre séjour prolongé de la sorte ici est sans nul doute pour la gloire de Dieu. Un saint éprouvé, comme un diamant bien taillé, étincelle considérablement dans la couronne du Roi. Rien ne reflète autant l'honneur du fermier que la longévité et la rudesse de l'épreuve de son travail, et son endurance triomphante sans céder d'aucune manière.
Nous sommes le fermier de Dieu en qui il veut être glorifié à travers nos afflictions. C'est pour l'honneur de Jésus, et avoir le sentiment que si de demeurer dans la poussière cela équivaudrait à élever le Seigneur ne serait-ce que d'un pouce, puissions-nous rester encore parmi les pots de terre.
Si vivre sur la terre pour toujours donnait au Seigneur plus de gloire, mon ciel serait alors de rester ici-bas. Notre temps est fixé et établi par un décret éternel. Ne soyons pas anxieux à ce sujet, mais attendons patiemment jusqu'à ce que les portes de perles soient ouvertes.
Pourquoi craindrais-je donc de descendre dans le puits de l'affliction s'il ne me conduit à la mine d'or de l'expérience spirituelle ? Pourquoi me lamenterais-je quand le soleil de ma prospérité se couche, si, dans la nuit de l'épreuve, je peux mieux compter les promesses divines qui brillent au ciel comme autant d'étoiles lumineuses ? Soleil, tu peux disparaître, dans l'obscurité nous percevrons dix milles soleils jusqu'alors cachés à nos regards. Plus d'une promesse est écrite à l'encre sympathique; il faut le feu de l'affliction pour en faire briller les caractères.
Conclusion
Pour conclure, n’oubliez jamais de penser aux fins dernières pour réussir à supporter vos souffrances. En effet celles-ci peuvent vous permettre d’entrer au Paradis, au Purgatoire ou, par manque de souffrance supporter pour l’Amour de Dieu, en Enfer.
-- Le Paradis : lieu de récompense, on y est comblé de façon infini car nous y serons en
présence de Dieu et nous pourrons participer à sa gloire.
Nous y aurons un corps glorieux (après le jugement dernier) et le don d’ubiquité
(Dédoublement). Visions béatifiques…
-- le Purgatoire : passage avant d’être en présence de Dieu, pour nous purifié.
Nous y subirons les mêmes souffrances qu’en Enfer mais avec la superbe consolation
Qu’elles cesseront un jour. Les vivants ont le pouvoir de réduire cette peine en priant pour
les âmes du Purgatoires ou en faisant dire des messes pour elles.
-- l’Enfer : lieu de damnation éternelle. Dieu nous aime tellement qu’Il a créé un lieu où Il
n’est pas pour les âmes qui ne veulent pas de Lui. Mais souffrance infinie car ces âmes
savent qu’elles ont eut tord de refuser Dieu qui est le seul vrai Bonheur.
Ste Faustine : sœur polonaise ayant eut droit à une faveur, elle a demandé à Dieu qu’aucune
âmes n’aillent en Enfer ce jour là.
Le St Curé d’Ars : le démon lui a dit qu’il suffirait qu’il y ait 5 personnes comme lui sur
Terre pour que plus personne n’aille en Enfer. D’où une certaine responsabilité pour nous
Envers les âmes des gens qui nous entourent.
Ste Thérèse à vu la place qu’elle aurait eut en enfer si elle ne s’était pas convertie !
6 Histoires aidant à expliquer :
Légende de Kishagotami
De toutes les explications contenues dans la réponse à la question "Pourquoi tant de souffrances?", celle qui s'impose avec le plus d'évidence est "Nous ne savons pas".
Une jeune femme dont le bébé unique était mort et qui ne pouvait pas supporter l'idée de l'enterrer, allait de l'un à l'autre demandant comment faire pour l'avoir vivant de nouveau. Un homme lui dit: "Votre seul espoir est dans le Sauveur. Il a un pouvoir miraculeux comme personne d'autre". Elle lui amena le bébé, s'agenouilla et pria: "S'il vous plaît, ressuscitez mon enfant". Il répondit: "Avec joie, mais seulement si vous m'apportez un peu de sel". Le sel était facile à trouver et elle se mit à courir. Mais il cria: "Le sel doit venir d'une maison dans laquelle personne n'est mort". "Très bien, très bien!", répondit-elle. A toutes les portes où elle frappait, on lui donnait volontiers du sel. Mais quand elle demandait s'il y avait eu un décès dans la famille, on lui disait toujours: "Je suis désolé, oui. Mon père ... ou mon épouse ... ou mon enfant est mort". Elle pleurait avec chacun de ceux qui lui donnaient une réponse car elle savait maintenant quel chagrin cause la perte d'un parent. Elle les réconfortait et trouvait le réconfort dans la consolation qu'elle donnait aux autres. A la fin, elle revint vers le Sauveur et lui dit: "Merci de ce que vous m'avez appris. Je rendrai le corps de mon enfant à la terre. Soyez loué vous qui donnez à chacun la vie éternelle".
Pourquoi souffrir n'est pas la bonne question. Il n'existe pas de bonnes réponses aux mauvaises questions. Demandez plutôt: "Que puis-je faire de mon chagrin? Comment puis-je l'utiliser pour devenir plus aimant et plus compréhensif à l'égard des autres? La compassion leur fera sans doute plus de bien que des explications théologiques".
La fleur épanouie
Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d'arbres, de plantes et de fleurs. Son jardin était d'une grande beauté. Chaque jour, il s'y promenait. C'était pour lui une joie et une détente. Un jour, il dût partir en voyage. À son retour, il s'empressa
d'aller marcher dans le jardin. Il fût désolé en constatant que les plantes
et les arbres étaient en train de se dessécher. Il s'adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s'était passé. Le pin lui répondit:" J'ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu'il porte. Je me suis découragé et j'ai commencé à sécher."Le roi alla trouver le pommier qui lui aussi se desséchait. Il l'interrogea et celui-ci dit:" En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais
je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher."Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit:"Comme c'est dommage que je n'ai pas l'âge de l'érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l'automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je me suis donc mise à dessécher."Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur.
Elle était toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu'elle soit si vivante. Elle lui répondit: " J'ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n'aurais la majesté du pin qui garde sa verdure toute l'année; ni le raffinement et le parfum de la rose. J'ai commencé à mourir; mais j'ai réfléchi et je me suis dit: " Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d'autre à ma place, il l'aurait planté. Si donc, il m'a plantée, c'est qu'il me voulait, moi, telle que je suis." Et à partir de ce moment, j'ai décidé d'être la plus belle possible!" Notre Roi nous a placé à un endroit précis sur cette terre, dans sa création, à nous qui sommes ses enfants, d'accomplir la tâche qu'il nous a assigné avec les dons que nous avons reçu
Le bambou au service du Maître
«Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive.» Luc 9:23
Sur la colline du Rah, en Inde, les arbres de valeur sont en général marqués du nom de leur propriétaire. Pour conduire l'eau des montagnes jusque dans les villages de la plaine, on se sert de tuyaux de bambous qu'on ajuste bout à bout, après les avoir creusés et complètement vidés. Un superbe bambou s'élevait parmi beaucoup d'autres sur les pentes de la montagne. Sa tige sombre et luisante faisait contraste avec son feuillage clair et léger, dont chaque feuille se balançait à la brise du soir. Nous l'admirions lorsqu'un léger murmure de son feuillage se fit entendre et nous pûmes discerner les paroles suivantes: "Vous admirez ma haute stature et mes branches gracieuses, disait-il; mais je n'ai pas de quoi m'enorgueillir! Tout ce que je suis, je le dois à mon Maître et à ses tendres soins. C'est lui qui m'a planté sur cette colline et mes racines n'ont qu'à plonger jusqu'aux sources cachées où elles boivent sans cesse l'eau vive qui me nourrit". Voyez-vous là-bas ces arbres misérables et desséchés? Leurs racines n'ont pas encore atteint les sources d'eau vive; depuis que les miennes ont trouvé les eaux cachées, je n'ai manqué de rien. Avez-vous remarqué les caractères tracés sur ma tige? Regardez de près et vous verrez qu'ils sont taillés dans le vif. Cette opération a été douloureuse et je me demandais parfois pourquoi il me fallait souffrir autant. Mais c'est la main de mon Maître qui tenait le couteau, et lorsqu'il eut fini, je m'aperçus, avec un tressaillement de joie indicible, que c'était "son propre nom" qu'il avait incrusté sur ma tige ... Je compris alors combien il m'aimait; il voulait faire voir à tous que je lui appartenais en propre. N'ai-je pas de quoi me glorifier d'avoir un tel Maître? L'arbre parlait encore, que nous aperçûmes le Maître lui-même, une hache tranchant à la main, debout près de nous. Il regardait avec amour cet arbre qu'il avait planté. "J'ai besoin de toi, lui dit-il, veux-tu te donner à moi sans réserve?" "Maître, répondit l'arbre, je suis tout à toi, mais en quoi pourrais-je bien t'être utile?" "J'ai besoin de toi, répéta le Maître, oui j'ai besoin de toi pour porter mon eau vive là où le terrain est aride et desséché." "Mais comment ferais-je cela Maître? Je puis vivre de ton eau par mes racines, tendre mes bras vers ton ciel pour boire tes ondées rafraîchissantes, mais comment abreuver les autres puisque je ne prends que l'eau nécessaire à ma subsistance?" La voix du Maître prit une intonation d'ineffable tendresse lorsqu'il lui répondit: "Je ne puis me servir de toi qu'à une condition, c'est que tu y consentes joyeusement; je voudrais dans ce but t'abattre et te dépouiller de tes branches, puis t'emporter loin d'ici sur une colline solitaire où il n'y aura personne pour t'entourer et t'aimer ... rien que de l'herbe et des ronces. Je serais obligé de me servir de ce cruel couteau pour enlever de ton cœur tous les obstacles qui obstruent le passage de l'eau vive qui doit couler en toi et par toi pour parvenir à d'autres. Tu penses que tu en mourras? C'est vrai, tu mourras, tu perdras ta propre vie, mais c'est seulement ainsi que mon eau bienfaisante pourra couler continuellement à travers de ton être. Tu perdras ta beauté, ta grâce, ta parure, ta fraîcheur, mais en retour tu désaltéreras de pauvres âmes assoiffées qui en béniront le Maître sans peut-être faire attention à toi ... Consens-tu à ce dépouillement, à cette mort?"
Je retins ma respiration pour entendre la réponse du pauvre arbre. "O Maître, tout ce que j'ai est à toi, dit-il, je te le dois! Si tu as besoin de moi, je donnerai joyeusement ma vie pour toi! Si par ma mort tu peux faire circuler dans d'autres âmes ce fleuve d'eau rafraîchissante, oui, je consens à mourir. Je suis à toi, fais de moi ce que tu veux, Maître bien-aimé." L'expression du Maître devint plus tendre encore lorsque, prenant en main sa hache, il fit tomber à terre l'arbre magnifique. À chaque coup, celui-ci murmurait tout bas: "Comme tu voudras, Maître". Ensuite le Maître le dépouilla de sa superbe couronne de verdure! Et le pauvre arbre resta triste et dénudé... Le visage illuminé et rayonnant d'amour, le Maître se retourna vers lui, le prit sur ses épaules et l'emporta bien loin sur la montagne. Par amour pour son Maître, l'arbre consentit à tout, murmurant seulement: "O Maître, où tu voudras!". Lorsqu'ils furent arrivés dans un lieu éloigné et solitaire, le Maître s'arrêta et prenant en main un instrument muni d'une lame tranchante, il l'enfonça dans le cœur même de l'arbre, car il voulait y creuser un canal pour que sa source d'eau vive pût couler, sans entrave, jusqu'au terrain desséché et altéré. Plein d'amour et de profonde tendresse, il frappa à coups redoublés le cœur de son arbre, jusqu'à ce qu'il l'eut ouvert d'un bout à l'autre. Puis il le souleva de terre et le porta comme un blessé mourant à l'endroit où jaillissait une source d'eau claire comme du cristal, mais ignorée de tous. Il en plaça une des extrémités dans cette eau jaillissante, qui put dès lors couler à travers le cœur de l'arbre, couler sans bruit et sans arrêt .... Le Maître était pleinement satisfait. Il alla chercher d'autres arbres sur la colline verte, mais il en eut plusieurs qui, par crainte de la douleur, s'inclinèrent en dehors du chemin, tandis que d'autres au contraire dirent: "Maître, nous nous confions en toi, fais de nous ce que tu voudras". Le Maître recommença la même opération sur chacun d'eux. À mesure qu'un nouvel arbre était à sa place, la source d'eau vive jaillissait à travers tous ces cœurs brisés pour atteindre la terre desséchée où ceux qui mouraient de soif purent enfin boire à longs traits. La bonne nouvelle se répandit rapidement: "L'eau vive est arrivée, la longue disette est terminée; venez tous, venez vite!". Toutes ces âmes altérées vinrent boire l'eau qui les fit revivre. À cette vue le cœur du Maître déborda de joie, et se tournant vers son arbre, il lui dit avec tendresse: "Regrettes-tu ta solitude et tes souffrances? As-tu payé trop cher la joie d'apporter l'eau vive à ces âmes qui se mouraient?". "O Maître, mon Maître, répondit l'arbre, mille fois non, et si j'avais plusieurs vies, je les donnerais toutes pour avoir le bonheur d'être à ton service et de réjouir ton cœur". Cher lecteur, ce Maître n'est autre que le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu qui est venu sur la terre pour sauver les hommes pécheurs et perdus que nous sommes tous. Jésus n'a pas hésité à donner sa vie pour les misérables que nous sommes. Il a été jusqu'à la croix où Il a enduré la colère de Dieu contre le péché. Il a pris ainsi sur Lui le poids de notre culpabilité, de notre condamnation. Son sacrifice sanglant est le prix payé pour nous offrir le plein pardon de Dieu et la vie éternelle. Il n'y a pas de plus grand Amour. Et pour tous ceux qui l'acceptent, il est une nouvelle vie. Non pas une vie sans soucis, sans difficultés, sans souffrances et épreuves, mais une vie pleine de l'Amour de Dieu, de la joie vraie et durable d'appartenir au Seigneur Jésus et de Le servir humblement et fidèlement. Il n'y a pas de plus grande joie que de se donner complètement au Seigneur Jésus, de Lui remettre toute sa vie jusque dans les moindres détails. Cher lecteur, si tu n'as pas encore accepté le Seigneur Jésus dans ta vie, ne tarde plus. Demain, il sera peut-être à jamais trop tard! Aujourd'hui c'est un jour de grâce où tu peux recevoir gratuitement le salut de Dieu en invitant Jésus dans ta vie comme Sauveur et Seigneur. Et si tu es déjà chrétien, que tu possèdes la vie de Dieu en toi, mets-toi au service du divin Maître sans réserve. Donne-Lui tout et pas seulement une partie de ton cœur, de ta vie. Tu ne le regretteras jamais. Ne passe pas à côté des précieuses bénédictions de Dieu pour tous ceux qui L'aiment et Le servent dans le renoncement d'eux-mêmes.
La fourmi
Voici une histoire touchante; c'est une chrétienne qui a perdu un verre de contact au milieu d'une escalade en montagne, elle a dû se résigner à gagner le sommet avec sa vue embrouillée. Elle s'est mise à penser au verset qui dit: "Les yeux du Seigneur sont sur toute la terre" et elle a prié: "Seigneur, tu vois toutes ces montagnes. Tu connais chaque pierre et chaque feuille sur ces montagnes et tu sais exactement où se trouve mon verre de contact."
Finalement ce fut le temps de redescendre, en bas de la montagne, à plusieurs centaines de pied du milieu de la montagne, un nouveau groupe s'apprêtait à attaquer celle-ci. Comme l'un d'eux commençait à grimper, il s'est écrié: "Eh vous autres, quelqu'un a-t-il perdu un verre de contact?" C'est si petit, comment a-t-il fait pour le remarquer? Une fourmi transportait le verre de contact lentement sur la face du rocher. Qu'est-ce que cela nous dit à propos du Dieu de l'univers? Est-il en charge des plus petites choses? Les fourmis comptent-elles pour lui? Bien sûr, il les a créé. Peut-être la fourmi se demandait-elle "Seigneur, je ne sais pas pourquoi tu veux que je transporte cette chose, ce n'est pas mangeable et c'est lourd. Mais si c'est cela que tu veux que je fasse, je vais le faire pour toi". Peut-être qu'on a à faire des tâches ingrates qui n'ont pas de sens à nos yeux, faisons les tout de même pour la gloire de Dieu.
Et vous, quelles applications voyez-vous dans cette histoire?
Les rayons au travers des nuages
J'ai remarqué ce matin que le ciel était couvert et je dois avouer que cela ne m'a pas emballé... jusqu'à ce que j'aperçois une percée dans les nuages et que j'y contemple les rayons de soleil qui transperçaient les nuages; c'étaient comme des échelles lumineuses sur lesquelles les anges du ciel montaient et descendaient reliant la terre au ciel. Quand le ciel est sans nuage il est impossible de voir les rayons de soleil selon cette perspective, car cela prend les nuages qu'ils détonnent, pour les faire contraster, de même dans la vie quand tu vas bien, quand notre vie est sans nuage, la lumière de Dieu - source de joie, de paix et d'amour, ne ressort pas autant que quand on expérimente sa présence au travers des difficultés. C'est l'une des raisons pour lesquelles Dieu permet les épreuves dans notre vie, afin qu'on puisse discerner plus distinctement sa présence et son intervention dans notre vie.
Les 2 anges
Un ange et son disciple visitent 2 maisons.
En premier, ils visite une maison de riche, il y sont très mal accueillit et dorment dans la cave,
Pendant la nuit, l’ange répare un des murs de cette cave.
Le lendemain , ils visitent une maison de pauvres, et là, ils sont très bien accueillit et dorment dans une des chambres. Pendant la nuit l’unique richesse de cette pauvre famille : une vache meurt. Mais l’ange repart le lendemain sans rien faire.
Alors le disciple interroge son maître :
« vous êtes injuste maître, chez les riches qui nous accueille mal, vous réparez un mur,
tandis que chez ces généreux pauvres vous laissez leur vache mourir sans la sauver ! »
le maître répond alors :
« en effet car derrière le mur des riche se trouvait un fabuleux trésor qui les aurait rendu encore plus riche, et chez les pauvres, l’ange de la mort voulait prendre la mère de la famille,
mais j’ai réussit à faire en sorte qu’il ne prenne que leur vache. »
ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas, que les choses n’ont pas de sens.