Missio Net

Banniere
Vous êtes ici : Accueil > La Vie de Sainte Anne

La Vie de Sainte Anne

 Les quatre Evangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection,
ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth.
La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse").
L'imagination des auteurs des Evangiles apocryphes en font un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir,
éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient.
Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d'Occident.
Son culte est généralisé avant la fin du 14ème siècle.
Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible.
Une icône russe, image gracieuse de l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils apprirent la conception de Marie.
C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère de l'Incarnation.
La Bretagne, après la découverte d'une statue miraculeuse, dans le champ du Bocéno,lui a construit une basilique à Sainte-Anne d'Auray,
et en a fait sa "patronne". Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice.

Sainte Anne, mère de la Sainte Vierge

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes;
elle était de la tribu de Juda et de la race de David.
Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes oeuvres et de vertus.
Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.
Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres.
Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie !
Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge.
Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !
Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.
Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification.
Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et la Corédemptrice du genre humain.
C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu;
mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l'innocence !
L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération.
Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives
Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions.
A la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage.
Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.
De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre.
Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

("Vie des Saints pour tous les jours de l'année" Tours, Mame, 1950)
Abbé Jaud